🟡 Thématique : Phaleg / Adhuc Stat
- Phaleg : de Tubalcaïn à l'Ange Martien dans le Rite Écossais Rectifié
- Phaleg et la ménorah des sefirot : un sceau martien au seuil de la réintégration
- Le Tableau du grade d'Apprenti
- L'Enjambement du Tapis de Loge : Du Corps dans les Ténèbres à la Colonne Relevée
- Les trois pas au‑dessus du tapis de loge : une traversée de l’Arbre des Séphirot au Rite Écossais Rectifié ( GEBURAH–YESOD–HESED)
Phaleg :
de Tubalcaïn à l'Ange Martien dans le Rite Écossais Rectifié

Découvrez l'article explorant le remplacement de Tubalcaïn par Phaleg en 1785 par Jean-Baptiste Willermoz. Au-delà de la simple référence biblique à Péleg (Genèse 10:25), nous analysons les indices pointant vers l'esprit olympien de l'Arbatel de magia veterum : influences de Martinès de Pasqually, Louis-Claude de Saint-Martin, l'Agent Inconnu (Marie-Louise de Monspey) et le mesmérisme lyonnais. Un décryptage ésotérique reliant maçonnerie rectifiée, angélologie et magie planétaire. Lisez-le dès maintenant !
Phaleg et la ménorah des sefirot :
un sceau martien au seuil de la réintégration
Ce texte propose une relecture approfondie du sceau de Phaleg, esprit martien issu de la tradition de l’Arbatel, en le superposant à une ménorah séphirotique pour en dégager la portée cosmologique et initiatique. À partir de la géométrie du signe – ses trois niveaux, sa flèche ascendante et son crochet inférieur – l’étude montre comment le sceau figure un état de tohu‑bohu où les sefirot sont mêlées, mais où l’axe GEBURAH–YESOD–HESED « tient encore », en écho à la devise Adhuc stat du grade d’Apprenti du RER. Le lecteur y découvre comment cette guerre de Phaleg, loin de n’être qu’un symbole de destruction, devient le point de départ d’une dynamique de réintégration : justice et miséricorde demeurent reliées par le Fondement, rendant possible le redressement progressif de l’Arbre et la transfiguration du monde brisé.
Le Tableau du grade d'Apprenti

Ce texte présente le tableau du 1er grade du Rite écossais rectifié comme un véritable programme de reconstruction intérieure. La colonne brisée « Adhuc stat » y symbolise l'homme dégradé par la Chute, mais dont le fondement spirituel reste intact, ce qui rend possible une restauration. L'article montre comment la devise « Justice » se repose sur les notions bibliques de tsedek et tsedaqah (justice morale et sociale) et à l'Arbre de vie kabbalistique, en particulier à l'équilibre entre Rigueur ( Din ) et Miséricorde ( Hessed ). Il explique enfin que le travail de l'Apprenti – sur la pierre brute et au pied de cette colonne – est décrit comme un tikkoun , une réparation progressive de la verticalité intérieure qui doit faire de lui une « pierre vivante » du Temple spirituel.
L'Enjambement du Tapis de Loge : Du Corps dans les Ténèbres à la Colonne Relevée

Le tapis de loge est au cœur de l'espace rituel maçonnique (support de symboles, miniature du Temple, frontière entre le profane et le sacré). Mais il est aussi, dans certains rites, un seuil que le corps doit physiquement franchir. L'enjambement du tapis de loge (geste silencieux, sans parole, sans formule) est l'un des actes initiatiques les plus chargés de sens que la maçonnerie ait conservés. Là où la plupart des rites le réservent au seul grade de Maître, dans le dramatique de la mort et résurrection d'Hiram Abiff, le Rite Écossais Rectifié le pratique aux trois premiers grades, faisant de chaque tapis un seuil à traverser et de chaque enjambement une étape d'un même voyage intérieur. Du pied qui avance dans la nuit au corps qui enjambe la représentation de sa propre mort, du 1er Surveillant qui se dresse comme une colonne de feu au-dessus du candidat allongé au Vénérable qui réédifie avec lui la colonne brisée d'Adhuc Stat , cet article propose une lecture symbolique, kabbalistique et doctrinale de ce geste fondateur, à travers les rituels du RER, du Rite Français Traditionnel et du Rite d'Émulation.
Les trois pas au‑dessus du tapis de loge :
une traversée de l’Arbre des Séphirot au Rite Écossais Rectifié (GEBURAH–YESOD–HESED)

Ce texte explore la signification profonde des trois pas que l’impétrant accomplit au‑dessus du tapis de loge lors de sa réception au Rite Écossais Rectifié, geste souvent vu mais rarement interrogé dans toute son ampleur symbolique. En reliant ce déplacement rituel à l’Arbre kabbalistique des Séphirot – de Malkhout, le « Royaume » manifesté, jusqu’à Keter, la « Couronne » transcendante, en passant par les colonnes de Chesed (Miséricorde) et Gevurah (Rigueur) et le centre christique de Tiferet –, l’étude montre comment le RER met en scène, en trois pas, un véritable itinéraire de réintégration spirituelle. Accessible à la fois aux initiés et aux lecteurs profanes, l’article propose enfin des parallèles avec d’autres traditions bibliques, kabbalistiques et mystiques, pour faire apparaître le tapis de loge comme un authentique mandala occidental de la transformation intérieure.
